LA MONDIALISATION NÉO-LIBÉRALE, QU’EST-CE QUE C’EST ?

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LA MONDIALISATION NÉO-LIBÉRALE, QU’EST-CE QUE C’EST ?

Message par Admin le Mer 17 Sep - 13:17

Robertbibeau@hotmail.com

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-mondialisation-neo-liberale-cest/

Critique de la pensée réformiste néolibérale

Les expressions «néo-libéralisme», «mondialisation», «globalisation», «monétarisation», «financiarisation» et «austérité» sont présentées comme caractéristiques d’un nouveau stade de développement du mode de production capitaliste. L’économie politique de la «mondialisation», de la «globalisation» et de «l’austérité» a été étudiée et décrite par Lénine dès 1916. Par contre, il est justifié d’affirmer que l’économie politique impérialiste est entrée dans une nouvelle phase de développement depuis les années 1968-1973 et la répudiation des accords de Bretton Woods, l’abolition de la convertibilité-or du dollar américain et de d’autres devises, et l’adoption du régime des changes monétaires flottants (1).

Toutefois, cette nouvelle phase de l’impérialisme ne constitue que l’exacerbation des contradictions déjà présentes dans le capitalisme classique. D’après les critiques de la mondialisation néolibérale, le mode de production capitaliste commercial (mercantile),

reposant sur le commerce et la colonisation aurait évolué vers le capitalisme industriel néocolonial, marqué par le protectionnisme et l’édification de barrières tarifaires afin de protéger les marchés nationaux de la concurrence étrangère. Ce mode de production capitaliste – ce système d’économie politique dirait Marx – a ensuite évolué vers le «néolibéralisme, mondialisé, globalisé, monétariste et financiarisé» que nous connaissons aujourd’hui. Les caractéristiques de ce «nouveau» système économique néolibéral seraient que l’ensemble de l’économie est aujourd’hui accaparé par le secteur privé et une poignée de banquiers (les puissances d’argent, ce talisman) au détriment de l’État défenseur du bien public citoyen.

L’État, hier encore juste et équitable – arbitre impartial entre les forces sociales contradictoires – aurait été usurpé et accaparé par une clique de riches – en collusion – se cooptant, complotant et pervertissant les fonctionnaires – stipendiant les politiciens par des caisses électorales occultes et des pots-de-vin, et s’accaparant de tout le pouvoir politique démocratique bourgeois (sic).

Les médias dans nos sociétés libres et démocratiques (sic) auraient manqué de vigilance et parfois même ils auraient malencontreusement fermé les yeux sur ces malversations. La mission de l’opposition électoraliste altermondialiste, sociale-démocrate et nationaliste chauvine de la gauche bourgeoise serait aujourd’hui de réorienter l’appareil étatique et gouvernemental dans la direction de son penchant naturel en faveur de l’équité et de la justice sociale. Tout ceci n’est que fumisterie.

Le but ultime de cette opposition civique et citoyenne larmoyante est de retourner à l’État providence tant aimé mais révolu – symbole des années de bombances où la petite bourgeoisie exultait (2). La petite bourgeoisie, courroie de transmission et «porteuse d’eau» du grand capital, voudrait ainsi conserver ses privilèges (ses chaînes dorées) et ne pas subir les affres du néo-libéralisme mondialisé et globalisé. Ce système sans-cœur et prévaricateur qui détruit toutes les bases de «l’harmonie sociale» que le petit-bourgeois a eu tant de mal à crédibiliser aux yeux des ouvriers et de tous les salariés (3).

« À partir des années 1970, avec la montée en puissance des pensées de Milton Friedman et de Friedrich Hayek le mot néo-libéralisme prend un autre sens. À partir de Michel Foucault, le néolibéralisme est alors présenté comme une technique de gouvernement, une politique économique et sociale étendant l’emprise des mécanismes du marché à l’ensemble de la vie. Friedman et Hayek sont désignés en France comme en étant en grande partie les inspirateurs bien qu’ils ne se soient jamais réclamés du néolibéralisme, mais seulement du keynésien, qui limite voire supprime l’intervention étatique. Le contexte économique marqué par la fin du système de Bretton Woods relance les discussions entre écoles économiques et leur intensité a contribué à populariser ce terme » (4).

Les idéaux et les principes du réformisme néo-libéral

Les termes «néolibéralisme mondialisation globalisation monétarisation financiarisation» désignent aujourd’hui un ensemble d’orientations idéologiques, économiques et politiques d’inspiration réformistes et opportunistes qui partagent plusieurs idées communes :

 Le courant de pensée néolibéral dénonce l’aspiration d’une portion des intellectuels qui s’opposent à «l’austérité» et espèrent le maintien de «l’État-providence» en déliquescence. Le courant de pensée néolibéral dénonce leurs jérémiades pour un accroissement des interventions gouvernementales dans l’économie sous forme de règlementations et d’aide sociale. Les néolibéraux dénoncent le maintien de charges fiscales pour les entreprises privées «déficitaires» (sic). Ils dénoncent la prise de contrôle d’entreprises privées par l’État «socialiste», entreprises qui devraient, selon les intellectuels néolibéraux, être rétrocédées au secteur privé, dès que renflouées et rentabilisées. Ce à quoi s’opposent les petits-bourgeois altermondialistes et pseudo-socialistes, au motif que ces entreprises étatiques rentables profiteraient aux contribuables (ce qui est totalement faux comme le démontre la hausse constante du prix de l’électricité produite par la société d’État Hydro-Québec).

Le courant de pensée néolibéral fait la promotion de l’économie de libre marché au nom de la liberté de l’agent économique producteur et de l’acteur économique - consommateur et au nom de «l’efficacité» économique de la libre entreprise concurrentielle et monopolistique. Argument des plus ludiques quand on observe la crise économique structurelle et systémique qui n’en finit plus de démontrer l’inaptitude de la libre entreprise capitaliste à survivre sans guerre génocidaire, sans crises financières, sans famine endémique, sans pandémie meurtrière et sans cataclysme. Néolibéraux et gauche bourgeoise devraient être suffisamment avisés pour réaliser que le libre marché et la libre concurrence n’existent pas sous l’impérialisme monopolistique.

 Le courant de pensée néolibéral prône la dérégulation et la dérèglementation des marchés qui devraient se réguler par les forces et les lois naturelles du marché «libre» et le jeu de la libre concurrence. Les réformistes rétorquent que trente années de dérèglementation-dérégulation ont entraîné l’intensification de la corruption, de la collusion, du pillage des administrations publiques; l’accentuation de la fraude fiscale; l’extension de la spéculation boursière; la dérive monétaire et bancaire; la destruction des services publics; la multiplication des empoisonnements alimentaires; la profusion des accidents ferroviaires, aériens, routiers, maritimes et pétroliers; l’extension des guerres régionales; ainsi que l’anarchie totale de l’économie. Tout ceci est véridique, mais il est tout aussi vrai que ces tendances sont inscrites dans le code génétique de l’impérialisme et ne pourront jamais être enrayées.

 Les idéologues néolibéraux défendent les mesures d’austérité et aspirent à la disparition du secteur public au bénéfice du secteur privé dans tous les domaines rentables et profitables. À l’État il restera les services publics non rentables. Évidemment, la classe ouvrière n’acquiesce nullement à ce salmigondis ubuesque. Le militant vigilant perçoit rapidement que les pouvoirs sont indifférents à ses atermoiements véhéments. Seule une opposition gréviste très musclée pourra contrecarrer les décisions arrêtées dans les offices climatisés.

 Les intellectuels néolibéraux exigent que les secteurs d’activités économiques de production, de distribution et des services publics non profitables soient abandonnés s’ils ne sont pas essentiels à la reproduction élargie du capital. Ou alors qu’ils soient mis à la charge de l’utilisateur-payeur (récupérant ainsi les salaires consentis aux travailleurs) libérant ainsi du revenu gouvernemental pour augmenter les subventions aux entreprises privées sous prétexte de «stimuler l’économie», sous prétexte de créer des emplois (très lourdement subventionnés, précaires et éphémères), sous prétexte de rembourser aux banquiers la dette souveraine contractée avec la collusion des politiciens et des majordomes du capital.

D’un commun accord néolibéraux et politiciens s’entendent pour que les budgets étatiques soient impérativement mis au service du grand capital pour sa reproduction élargie. Ce détournement des argents des fonds de pension, des dépôts bancaires, des crédits publics, dorénavant ne passeront plus par un processus d’essaimage généralisé (aide sociale, allocation familiale, garderie subventionnée, transport en commun, logement subventionné, soins de santé et d’éducation dilapidés et services publics vilipendés), mais s’engouffreront directement dans les goussets des monopoles et des milliardaires. Le chantage des entreprises forestières et des alumineries exigeant une nouvelle baisse des tarifs d’électricité, déjà sous-facturée, est une manifestation authentique de cette dictature impérialiste sur la gouvernance publique démocratique bourgeoise (5).

Les critiques du «néolibéralisme» geignent que ce faisceau de mesures d’austérité et de désengagement des gouvernements accroit les inégalités sociales; déstabilise le tissu collectif citoyen; compromets la paix civique; pille les ressources naturelles et déséquilibre l’État dans ses pratiques juridiques en l’engageant «trop fortement» du côté des possédants, lui retirant son verni terni «d’arbitre impartial» au-dessus des classes sociales. Cesser de gémir militants de la gauche bourgeoise en délire et veuillez-vous raviser. L’État des riches capitalistes se dépare ainsi de son masque d’hypocrisie et affiche sa vraie nature de bâtard du capital. L’État providence ne fut qu’un intermède cadeau des néo-colonies surexploitées que la crise économique systémique globalisée et mondialisée ne permet plus de raviver.

Le laisser-faire «dirigiste» néolibéral

Loin de «laisser faire» l’État capitaliste bourgeois intervient constamment et de plus en plus vigoureusement pour organiser et soutenir la reproduction élargie du capital. D’abord, pour assurer la valorisation (plus-value - profits) du capital qui est la condition de base de la reproduction du système d’économie politique impérialiste moderne. La mondialisation néo-libérale globalisée caractérisée par l’austérité et la non-intervention de l’État n’est que mensonge et duperie qu’accréditent les organisations de la gauche bourgeoise par leurs dénonciations du pseudo désengagement de l’État. Il n’y a jamais eu de désengagement de l’État bourgeois. Il y a simplement des mesures d’austérité et de réorientation des engagements de l’État directement en faveur du capital sans passer par aucun intermédiaire.

Chaque jour l’État se désengage des services publics et réduit ses dépenses destinées à la reproduction de la force de travail et au soutien social, cependant que chaque jour l’État-providence pour les riches s’engage et transferts les deniers publics ainsi épargnés en direction des programmes de soutien destinés aux capitalistes (au Québec, on dénombre 2 300 programmes de subventions aux entreprises distribuant quelques milliards de dollars en subventions aux entreprises) afin d’assurer la reproduction élargie du capital dont l’État est le commandeur universel, l'état-major de la classe possédante et dominante et ceci quelle que soit la fraction de la bourgeoisie qui contrôle temporairement le pouvoir d’État (6).

L’économie «réelle» en guerre contre l’économie «virtuelle»

Peut-on imaginer un instant qu’il existe des alambics telles que l’économie «réelle» et l’économie «virtuelle» (7) ? Les économistes se gardent bien de dire qu’il s’agit simplement de deux formes classiques du capital (le capital productif, ou capital vivant, ou capital variable (Cv) et le capital fixe, ou capital mort, ou capital constant (Cc)). Pour Marx, c’est le rapport entre ces deux formes de capital, ce qu’il appelait la composition organique du capital (Cc/Cv) qui génère les crises économiques de surproduction.

L’impossible résolution de cette contradiction entraîne la baisse tendancielle du taux moyen de profit. Cette contradiction ne peut être résolue sous le règne du capital monopoliste. La guerre (régionale ou mondiale) est l’ultime moyen de détruire des moyens de production, du capital fixe ou constant (Cc) et quantité de stocks de marchandises invendues, tout en éliminant quantité de forces productives inutilisées (les ouvriers et les chômeurs transformés en chair à canon dans les tranchées).

Les États-Unis, un modèle de l’impasse économique impérialiste

S’il n’y a plus assez de plus-value à partager, c’est parce que les capitalistes ne peuvent plus exploiter les salariés et les prolétaires occidentaux (leur extraire la plus-value – issu du surtravail non payé), tout en leur abandonnant un salaire jugé trop élevé compte tenu de la concurrence sur le marché mondial de l'emploi (suite aux traités de libre-échange internationaux). Dans les pays émergents, ils peuvent plus facilement exploiter les ouvriers, les artisans et les paysans migrants vers les villes pour se prolétariser. La solution choisie par le capital international est donc de faire disparaître les humains surnuméraires. Pour ce faire, les guerres, les famines, les pandémies, les catastrophes naturelles et même l’euthanasie sont mises à profit.

Comme l’indique le Graphique 1, les salaires des travailleurs étatsuniens rapportés au PIB du pays sont au plus bas depuis 1940. Ceci signifie que la part du gâteau économique que les millions de travailleurs américains ramènent à la maison pour leur reproduction n’a jamais été aussi petite. C’en est rendu au point qu’est apparue aux États-Unis depuis une décennie la catégorie des travailleurs pauvres. Ceux qui travaillant cinquante heures semaine, mais ne gagnent pas suffisamment pour assurer la reproduction de leur force de travail. Ce sont eux pour lesquels Wall Mart, la plus grande entreprise au monde, organise des collectes de nourriture plutôt que de payer ses employés. Croyez-vous que ces prolétaires anémiés et aliénés peuvent s’intéresser à la politique ? C’est exactement l’effet escompté.

Si dans le passé les États-Unis (et l'Europe de l'Ouest) jouaient le rôle de marché de consommation de l’humanité, la baisse de la part des salaires dans le PIB national signifie que les États-Unis ne seront bientôt plus en mesure de jouer le rôle de consommateur et de gaspilleur des marchandises puisque les consommateurs américains (90% des clients sont des salariés) ont de moins en moins de revenus pour consommer. Dès que le crédit à la consommation s’épuisera, le système s’effondrera comme en 2008 pour le marché de l’immobilier (Cool. Les créanciers des Étatsuniens ont bien raison de s'énerver.

Les États-Unis ne sont donc plus un grand pays producteur de marchandises (exceptés pour l’armement, l’avionnerie, l’automobile, l’énergie et une partie de leurs aliments) et ils sont de moins ne moins un pays consommateur solvable. Les États-Unis, premier partenaire économique du Canada, sont devenus une oligarchie de banquiers-financiers-rentiers et d’actionnaires millionnaires et milliardaires parasitaires (environ 0,1% de la population, soit 350 000 individus) qui vivent de l’accumulation d’immenses fortunes, que la gauche bourgeoise envie et souhaiterait leur faire partager. La gauche bourgeoise ne voit pas qu'il faudra leur exproprié de gré ou de force.

Les États-Unis sont aussi devenus un pays de petit-bourgeois paupérisé, désespérés, désarticulés et abandonnés par leurs mentors décapitalisés. Nous spécifions «décapitalisés» dans le sens que les monceaux de capitaux qu’entassent les capitalistes financiers-rentiers américains sont des papiers spéculatifs boursiers qui demain s’évaporeront en même temps que s’effondreront les indices de la bourse.

Néanmoins, ces petits-bourgeois sont de plus en plus coupés de la masse des salariés qui ne se reconnaissent plus dans leurs mythes et leurs salmigondis à propos de la «destinée manifeste», du «self-made-man», de la «démocratie électoraliste». Coupé de cette mission de courroie de transmission et de servants des grands patrons le vassal petit bourgeois perd toute utilité pour ses suzerains et cela est très dangereux pour ce coolie.

Les États-Unis c’est aussi une masse énorme de salariés, de plus en plus pauvres et de plus en plus démunis, aliénés et lourdement armés. Pour l’instant, cette foule prolétarisée souffre, peine, désespère, s’adonne au crime à la petite semaine, et tourne sa colère contre elle-même, par le suicide, la mystique religieuse, la drogue, l’alcool, la sexualité débridée, le vol à la tire et le meurtre aveugle ou en série, les bandes de rues, la désobéissance civile, l’anarchie sociale et le monde interlope qu’ils perçoivent comme des «ousiders» comme eux… Cet amalgame difforme subit une terrible répression de la part d’un État policier de plus en plus sauvage et dérégulé. Les multiples corps policiers étatsuniens, totalisant avec l’armée et les services secrets deux millions de fusils, sont totalement déconnectés de la société civile et de la classe ouvrière. Ils s’acoquinent avec le crime organisé et s’adonnent à la prévarication des «ripoux» sur les restes de la dépouille impérialiste.

L’égocentrisme et le narcissisme ont force de loi aux États. Chacun tente de tirer son épingle du jeu et c’est ainsi, au milieu de cette anarchie, que l’oligarchie se maintient au pouvoir entre deux mascarades électorales auxquelles ne participent plus que la petite bourgeoisie pléthorique, l’aristocratie syndicale, une partie des rentiers, et les politiciens tous plus véreux les uns que les autres (9). Il en est très bien ainsi. N’incitez surtout pas les ouvriers à voter. Maintenant qu’ils ont perdu toute illusion sur l’État des riches capitalistes, il ne reste plus qu’à les mobiliser pour le renverser.

La situation économique, sociologique, politique et juridique est à peu près identique au Canada avec de légères différences dans l’approfondissement dus à quelques particularismes nationaux et à un effet d’échelle. Le sous-continent étatsunien compte 310 millions d’habitants alors que l’immensité canadienne ne compte que 36 millions d’individus dépendant largement de l’exportation de matières premières.

L’économie impérialiste sera relancée si elle parvient à démanteler quantité de moyens de production, à éradiquer quantité de forces productives (travailleurs) et à détruire quantité de marchandises pendant une guerre nucléaire, pendant les famines et les pandémies en série, et au cours des cataclysmes naturels pour lesquelles rien n’aura été fait pour prévenir ou secourir les populations martyres.

C’est ainsi que le système économique impérialiste résoudra ses problèmes de trop-plein de main d’œuvre désœuvrée, de trop-plein de pauvres, d’exigüité des marchés et de surabondance des moyens de production qui entraîne la baisse de la composition organique du capital et du taux moyen de profit (10).

La guerre comme solution à la crise économique

Bien entendu, les guerres sont présentement localisées, contrôlées, dirigées et endiguées, quoique de moins en moins efficacement (Sud Soudan, Syrie, Afghanistan-Pakistan, Centre-Afrique, Libye, Mali, Irak, Ukraine). D’un commun accord entre les protagonistes des camps impérialistes antagonistes – pas encore résignés à s’affronter dans un grand cataclysme nucléaire – les aires de guerres sont limitées aux pays sous-développés. Tout cela peut changer et l’Occident pourrait demain s’engager directement dans une guerre nucléaire inter-impérialiste.

Plus d’une cinquantaine de guerres locales et régionales ont marqué et marquent encore aujourd’hui le déclin rapide de l’impérialisme américain qui s’accroche désespérément à son statut obsolète de première puissance économique mondiale. Les États-Unis d’Amérique demeurent la première puissance militaire mondiale, mais ils ne sont déjà plus la première puissance économique internationale. Seule la fraude monétaire accompagnant le dollar US – artificiellement maintenue en survie – permet encore à ce pays décadent de guerroyer. L'État nation qui devient la première puissance impérialiste économique, industrielle et commerciale, deviendra, tôt ou tard, la première puissance militaire internationale. Observez la Chine.

Dès avant la Première Grande Guerre, l’idée a germé dans la tête des sociaux-démocrates et des réformistes de tout acabit que la guerre n’était pas un compagnon de route obligé du mode de production capitaliste et que l’humanité, si longtemps outragée par les horreurs de la guerre mille fois dénoncées, pourrait enfin respirer dans une paix prolongée.

Nous ne reprendrons pas ici toute la panoplie des arguties qui prétendent que «plus jamais» le monde ne souffrira de telles abominations. Pourtant, de nouveaux charniers viennent dissiper les illusions des curés, des mollahs, des imams, des popes, des humanistes de la gauche engagés dans la guerre contre la guerre à coup d’eau bénite, de prières, de cantiques et de pétitions de compassion. Nous ne traiterons ici que certains des arguments les plus récents des «négationnistes» d’une nouvelle guerre à l’échelle planétaire.

Premier argument : La guerre mondiale n’est plus possible, car les armements nucléaires sont trop puissants et mettraient en danger le vainqueur tout autant que le vaincu. Croyez-le ou non, on disait cela dans les mois précédents la Seconde Guerre mondiale. À la fin, ils n’ont pas hésité à utiliser l’arme nucléaire à deux reprises contre le Japon. Ils y seront entraînés dans cette guerre mondialisée par les lois inexorables de l’économie mondialisée. Deuxième argument de ces tenants «de la paix inévitable» : La division internationale du travail et la répartition des moyens de production (industrie lourde productrice de moyens de production), ainsi que la dépendance qu’engendre ce nouveau paradigme «d’interdépendance industrielle universelle et globalisée» rend improbable sinon impossible une guerre totale entre camps impérialistes. En effet, comment General Motors États-Unis pourrait-il commander la destruction de ses installations de production en Chine ? Entre 1939 et 1945, la société américaine IBM a vu bombarder ses équipements industriels implantés en Allemagne. D’autres entreprises industrielles américaines également. La destruction de moyens de production permet de désengorger les marchés et de relancer le processus de production profitable. Sans compter les généreuses compensations pour dommage de guerre.

Bien que ces arguments semblent logiques et raisonnables, ils ne font pas le poids devant l’histoire. Il nous faut malheureusement nous rendre à l’évidence, les capitalistes monopolistes ont toujours juré qu’ils voulaient la paix à tout prix alors qu’ils préparaient la guerre à n’importe quel prix. Les dépenses gouvernementales pour l’armement, en hausse exponentielle (Carte 1), prouvent à l’évidence que le monde se dirige vers un nouveau conflit international. La recherche de pointe sur le développement d’armes nucléaires létales, dites à «effets localisés et limités», et les récents revirements de la politique américaine en ce qui concerne le bouclier nucléaire européen face au camp eurasien, ainsi que la décision du président américain de déplacer ses flottes et ses bases militaires vers l’Asie-Pacifique démontrent à l’évidence que le grand capital prépare un grand affrontement dont un seul camp sortira gagnant (temporairement) (11).


L’unique solution à la crise économique


La révolution empêchera la guerre ou la guerre enclenchera la révolution ouvrière. C’est-à-dire que la classe ouvrière se résoudra à accomplir sa mission historique qui consiste à répudier l’ancien mode de production impérialiste dégénéré, qui a rendu les services qu’il pouvait le temps qu’il pouvait, mais n’est plus capable de surmonter ses contradictions internes et d’assurer l’évolution de l'espèce humaine. Les ouvriers devront le remplacer par un nouveau mode de production planifiée, sans propriété privé et sans salarié, et une nouvelle société assurant le développement dans le respect de l’environnement (12).


Source : http://centpapiers.com/dix-graphiques-incroyables-qui-demontrent-la-lente-agonie-du-travailleur-americain/



(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Bretton_Woods
(2) http://www.legrandsoir.info/du-printemps-occidental-mai-68-au-printemps-devoye-mai-2008.html et http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/mai-2008-le-printemps-devoye-2e-127408
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat-providence
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9olib%C3%A9ralisme
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Hydro-Qu%C3%A9bec
(6) http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/392538/la-menace-d-alcoa-est-elle-serieuse
(7) http://www.oulala.info/2013/11/le-fonctionnement-du-mode-de-production-capitaliste-2/
(Cool Susceptible d'exister, mais qui reste sans effet dans le présent, synonyme de potentiel. Dictionnaire Larousse.
(9) http://www.mondialisation.ca/usa-10-chiffres-qui-disent-tout/5310915
(10) Jacques Attali, conseiller du président «socialiste» François Mitterrand, et grand poncif du capitalisme «humaniste» propose d’euthanasier tous les habitants invalides et improductifs qui dépassent l’âge de la retraite. Le parangon du «social-fascisme» déclarait ce qui suit : « Dès qu’il dépasse 60-65 ans l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis pour ma part en tant que socialiste contre l’allongement de la vie. L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures.» Sans honte la grande bourgeoisie nous annonce le sort qu’elle réserve aux ex-ouvriers et aux salariés retraités. Tout ceci étant présenté sous la forme hypocrite d’aider le patient à mourir dans la dignité. http://www.bvoltaire.fr/pierremylestin/les-prophetes-sont-parmi-nous-et-attali-est-le-plus-grand,46072
(11) L’Europe veut des drones américains. 21.05.2013. http://www.oulala.info/2013/05/leurope-fait-pression-sur-les-etats-unis-pour-partager-les-drones-pas-pour-les-supprimer/ Nouvelles bombes nucléaires étasuniennes en Europe pour les F-35. 24.04.2013. http://www.mondialisation.ca/nouvelles-bombes-nucleaires-etasuniennes-en-europe-pour-les-f-35/5332695
Le Pentagone dit au Sénat américain que les guerres vont continuer pour des années. 25.05.2013. http://www.legrandsoir.info/le-pentagone-dit-au-senat-americain-que-les-guerres-vont-continuer-durant-des-dizaines-d-annees.html
http://www.statistiques-mondiales.com/population_par_pays.htm et http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_(nominal)_par_habitant et http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_d%C3%A9penses_militaires et http://www.forbes.com/global2000/#page:30_sort:0_direction:asc_search:_filter:All%20industries_filter:All%20countries_filter:All%20states
http://www.inegalites.fr/spip.php?article381
(12) R. Bibeau (2014) MANIFESTE DU PARTI OUVRIER [url=http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520 ]http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520 [/url]

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